12 mai 2017
Commentaires fermés sur Rapport sur l’Homophobie 2017

Rapport sur l’Homophobie 2017

Publié le 10/05/2017, le Rapport annuel 2017 sur l’homophobie de SOS Homophobie commence avec un « triste et malheureux constat :  après deux années consécutives  de  baisse  des   témoignages,  les LGBTphobies  progressent  à  nouveau  en  2016  avec une  augmentation  de  19,5  %  des  témoignages  reçus  par  SOS  homophobie. Les personnes trans sont parmi les premières victimes de cette hausse (+76% de témoignages). La haine envers les personnes lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) persiste, s’amplifie et s’ancre toujours aussi profondément dans notre société. »

Ce rapport de SOS Homophobie a été constitué à partir de quatre sources : les témoignages reçus par l’association au cours de l’année 2016, le travail des différents groupes et commissions de l’association ; le suivi de l’actualité de janvier 2016 à décembre 2016 ; et l’analyse de la presse

Le rapport reprend de nombreux témoignages de femmes et d’hommes insultés, rejetés, parfois même violentés physiquement.  Les LGBTphobies en 2016 se manifestent par des insultes (45 % des témoignages) et/ou des manifestations de rejet et d’ignorance (58 % des témoignages) et/ou des menaces/chantage (14 % des cas), et/ou des agressions physiques dans 13 % des témoignages reçus (crachat, jet de pierres jusqu’à des bastonnades d’une violence extrême).

Est également constaté en 2016 une forte augmentation des situations de discrimination, repérées dans 29 % des cas, contre 18 % en 2015. La proportion des cas de harcèlement connaît en revanche une légère diminution, passant de 17 % à 13 %.

En 2016, les actes homophobes pour lesquels l’association SOS Homophobie a été sollicitée se sont produit majoritairement sur Internet (22%) mais également dans la Famille (15 %), les lieux publics (14 %), au travail (12 %), dans le voisinage (6 %), dans des commerces et services (5,5 %) et dans le milieu scolaire (5 %).

Concernant la sphère Travail, la hausse  de plus de 17 % des cas recensés souligne la nécessité  de lutter contre les violences LGBTphobes dans le cadre professionnel. Les principaux agresseurs sont les collègues ou les supérieur-e-s à proportion quasiment égale. Insultes, rejets, harcèlements, menaces  (y compris menaces de mort), agressions physiques ou sexuelles … si ces LGBTphobies sont régulières voire quotidiennes, ces violences pèsent sur la santé des personnes LGBT avec ensuite des arrêts de travail plus ou moins longs, dépression, traumatismes, démission… au-delà de cette violence verbale, psychologique, voir physique, les personnes LGBT subissent également une discrimination en termes d’évolution de carrière (refus de promotion, mise au placard, et parfois même licenciement). Le rapport souligne que « malgré les textes légaux, les LGBTphobies ne sont pas encore suffisamment reconnues et combattues dans le contexte professionnel.»

Source et pour aller plus loin, télécharger le rapport complet : https://www.sos-homophobie.org/rapport-annuel-2017-sur-l-homophobie

 

Les commentaires sont fermés.