17 mai 2018
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Rapport sur l’homophobie 2018

À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les LGBTphobies, et pour la 21ème année consécutive, SOS homophobie a publié son Rapport sur l’homophobie. Ce rapport est un état des lieux accompagné de témoignages concrets de LGBTphobies reçus par l’association

Quelques chiffres issus de ce rapport:
– + 4.8% d’actes LGBTphobes en 2017 : les témoignages d’actes LGBTphobes signalés à SOS homophobie ont augmenté de 4,8%. Il s’agit d’une nouvelle année de hausse après l’augmentation de 19,5% en 2016.
– + 15% d’agressions physiques à caractère LGBTphobes : le nombre d’agressions physiques à caractère LGBTphobes connaît une augmentation avec 139 agressions physiques signalées en 2017 contre 121 en 2016, soit une agression physique LGBTphobe tous les trois jours en France en 2017.

+ 154% de cas de biphobie : les cas de biphobie signalés à SOS homophobie explosent avec une augmentation de 154 %. Un des préjugés les plus courants sur les bisexuel·le·s est généralement la facilité à avoir des relations amoureuses et sexuelles. Le prétexte mis en avant étant le large choix dont ils ou elles disposeraient. Ce cliché est fréquent chez les hétérosexuel·le·s mais aussi chez les homosexuel·le·s.

+ 38% de LGBTphobies dans le milieu scolaire: les situations de LGBTphobies signalées à SOS homophobie qui ont eu lieu dans le milieu scolaire ont augmenté de 38%.«Pédé» reste la première insulte prononcée dans les cours de récréation.
–  22% des actes LGBTphobes signalés à SOS homophobie ont eu lieu sur internet. Viennent ensuite les contextes Travail (11 %), Voisinage (11 %) et Famille (10 %).
Les insultes sont toujours monnaie courante dans l’environnement professionnel notamment de la part des collègues (en hausse de 5 points, soit signalées dans 49 % des cas) et la LGBTphobie de certains dirigeants engendre aujourd’hui encore des licenciements dans 5 % des cas signalés en 2017.
Le rapport souligne qu’aujourd’hui encore, afficher autre chose que l’hétérosexualité dans le cadre professionnel demeure une prise de risque pour sa carrière professionnelle mais aussi pour sa santé et sa vie privée.

Sources et pour aller plus loin:

– lien vers  le dossier de presse
– télécharger le Rapport sur l’homophobie 2018

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